Club philo – Mardi 12 mars 2019

 

 

 

A.S.C.N. – CLUB PHILO

Séance du Mardi 12 Mars 2019 – à 9h45

CENTRE DE TELETRAVAIL – A CÔTE DE LA POSTE

Place Alexandrine Semence – NEUVY SUR LOIRE

Doc_Philo 19-06

PREMIERE PARTIE. . – Compte rendu de la séance du 12 Février 2019.

 

Etaient présents ( 8 ) : GENEVIEVE SIMON MAURICE ; HUGUETTE REGOUBY ; LAURENCE VAN DORP ; MARIE-LOUISE MILLECAMPS ; MARY LEPRINCE DEROUBAIX ; PATRICIA TRIPET ; JEAN MORIN ; RUFIN RANARIMALALA.

Absents excusés ( 2 ) :  NADINE FALCON DUFOUR ; BERNARD CHOLLET.

 

Contrairement à nos habitudes, ce compte rendu comportera trois parties :

a). – Rapide résumé de la Réunion du Bureau de l’A.S.C.N du 05 Février, dont un point en particulier, la reprise (souhaitée) de la traditionnelle « Fête des Sections », à la fin de l’année scolaire (29 Juin 2019) ;  en ce qui concerne le Club Philo, ce sera sous la forme d’une journée « Fenêtre entr’ouverte » de Philosophie, l’équivalent des journées « Portes ouvertes » pour certaines entreprises ou magasins : présence de l’Animateur prêt à répondre à toutes questions posées par les visiteurs, une table, quatre ou cinq chaises, servant de coin d’accueil et d’information, derrière un panneau avec quelques posters philosophiques ( ?) ; durée, de 16h à 18h30, dans la journée (organisation à étudier et à mettre au point…).

b). – Rapide retour sur le CR précédent, sur « le courage » ; on garde la définition du courage : vertu, force morale et fermeté devant une situation, nécessitant conscience, volonté et valeur à défendre ; mais notre difficulté est de mettre en évidence la différence entre l’acte courageux et l’acte héroïque ; par contre, le plus facile, ce fut de montrer l’opposition entre le lâche, le paresseux, le froussard ou peureux, et le courageux ; le premier abandonne, renonce, le second affronte, persévère et finit par vaincre et se dépasser, grâce au courage. … Et on passe à l’ordre du jour.

  1. – Le sujet du jour : Peut-on avoir de l’autorité sans être autoritaire ?

Comme d’habitude, nous commençons par l’analyse de la notion d’« autorité ».

Autorité, du latin « auctoritas – racine augeo – augere – auctus, augmenter, accroître, agrandir, etc. Et nous avons tout de suite évoqué le rôle des estrades dans une salle de classe des années passées ; l’estrade place le maître au-dessus des élèves. De ce symbole, nous tirons toutes les significations de l’autorité : pouvoir d’imposer l’obéissance, de commander à autrui, situation mettant quelqu’un au-dessus des autres, pouvoir de domination, de donner un ordre à exécuter, signifiant aussi donc présence d’autres personnes, de rang inférieur, recevant l’ordre, devant obéir, devant respecter le supérieur, devant exécuter son ordre ; l’autorité s’applique alors aux groupes humains avec des rapports inégalitaires, avec des hiérarchies plus ou moins implicites, comme dans l’armée, ou en politique pour désigner les détenteurs du pouvoir politique, les dirigeants, ou, dans la vie quotidienne, dans les rapports du genre maître-élève, patron-ouvrier, parents-enfants, etc. On a aussi pensé aux rapports médecins-patients ; mais cet exemple est mal choisi, « hors sujet », car on ne peut pas vraiment parler d’autorité ici, le médecin ne pouvant pas donner d’ordre à exécuter à son patient ; tout juste, il lui donne des conseils, des recommandations, et le patient peut en tenir compte ou non ; le médecin peut éventuellement lui imposer un traitement, mais le patient reste toujours libre de tenir compte ou de ne pas tenir compte de ses prescriptions ; en tout cas, le médecin n’est pas le supérieur du patient, alors que dans l’autorité, l’idée de hiérarchie est bien présente ; d’un côté le détenteur de l’autorité qui impose, ou donne l’autorisation, ou qui interdit, et, en face, celui qui lui est subordonné, qui lui doit respect, obéissance, soumission, parfois qui a peur, à cause des sanctions que pourrait infliger le supérieur si l’ordre n’est pas exécuté.

Au cours de la réflexion, nous avons constaté que la notion d’autorité a bien changé au cours de ces dernières années ; avant, l’autorité se faisait respecter plus facilement, les interlocuteurs » étant plus « dociles » ; de nos jours, avec le développement de l’esprit critique, l’affirmation de la liberté, de l’égalité, on n’hésite plus à remettre en question l’autorité ; l’exemple des « Gilets Jaunes », ou les problèmes de  discipline dans certains établissements scolaires l’attestent, ainsi que, dans certaines familles, les difficiles rapports parents-enfants : l’autorité semble avoir perdu une grande partie de sa véritable substance.

Et c’est ici que la question se pose : quelle est la condition pour avoir de l’autorité, pour rétablir l’autorité, pour se faire respecter, pour que l’autre, les autres obéissent ? Faut-il être autoritaire ?

Les trois réponses ne se font pas attendre, une thèse, une antithèse et une synthèse : thèse, si on veut avoir de l’autorité, il faut être autoritaire. Cela semble logique. Antithèse, il n’est pas nécessaire d’être autoritaire pour avoir de l’autorité. Et la synthèse, l’idéal, la véritable autorité exclut tout autoritarisme : si l’autorité de la thèse est une autorité inégalitaire, celle de la synthèse est une autorité qu’on pourrait appeler humaniste. Max Weber l’appelle « autorité charismatique ». Il reste à trouver et développer les arguments pour étayer chacune de ces trois parties.  

Pour le détail, nous commençons par préciser le sens de « être autoritaire ». Quelle idée nous faisons-nous de l’individu autoritaire ?   

Être autoritaire, c’est profiter de la situation, de sa situation, et montrer sa supériorité, obliger l’autre à accepter, à se soumettre, sans dialogue, usant de la force, dans le regard, le ton, quitte à le terroriser. L’être autoritaire fait peur, se comporte comme un véritable tyran. Son autorité est une autorité imposée, avec les signes extérieurs nécessaires (le ton, le regard, les titres, les diplômes, les galons, les fonctions, etc.). C’est la thèse. Par contre, l’autorité, dans l’antithèse, est une autorité qui repose sur la compétence, sur l’expérience, sur le mérite ; c’est une autorité reconnue et respectée. On obéit, on exécute l’ordre parce qu’il est raisonnable, logique, et celui qui le donne est digne de respect. Dans la synthèse, il s’agit de développer les qualités de cette autorité : celui qui donne l’ordre respecte l’autre, celui à qui il donne l’ordre ; il accepte de dialoguer avec lui s’il le faut ; cette autorité est une autorité qui permet à l’autre de se développer, de s’affirmer, une autorité qui l’aide même à se réaliser, à s’épanouir.

En conclusion, celui qui détient l’autorité, qui est compétent, digne de la place qu’il occupe, et le mérite, et qui, au lieu de traiter avec mépris celui à qui il commande, l’encourage, et profite de la situation pour amener ce dernier à se dépasser, à se valoriser, celui-là, pour avoir de l’autorité, n’a pas besoin d’être autoritaire. Sa prestance émane de sa simple présence.

 

 

DEUXIEME PARTIE. : LES PASSIONS.

 

Passion, passionnant, passionné, crime passionnel, etc. …

 

ANALYSE :

  • Etymologie : force présente dans le sujet (tendance, inclination, instinct ?), et qui l’entraîne malgré lui… « Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ; un trouble s’éleva dans mon âme éperdue ; je ne pouvais parler, […]. Contre moi-même enfin, j’osais me révolter ». (Racine, Phèdre, I, 3).
  • Quelques exemples de passions : amour-passion, passions des jeux (casino, courses de chevaux, etc.), passion de la vérité, passion de la liberté, de la justice, de la vengeance, de Dieu, de la politique, etc. …
  • Caractéristiques de la passion. Emotion – passion – amour. – Volonté – raison et passion.
  • Paradoxe de la passion : passivité et activité irrépressible.

 

RREFLEXION : problèmes posés par les passions :

  • Y a-t-il une ou des passions ?
  • Problème d’ordre épistémologique – passion et vérité. – Cristallisation.
  • Problème d’ordre éthique – passion et valeurs.
  • Problème de société : intolérance, fanatisme, conflit.
  • Problème d’ordre personnel – Passion et liberté. – Passion et « JE » : je suis passionné de … ?
  • Y a-t-il un moyen pour vaincre, ou éviter, ou cultiver la passion ?

 

CONCLUSION :

 

La passion, une par sa forme, est multiple par ses manifestations, son objet. En elle-même, elle n’est ni bonne ni mauvaise ; sa valeur dépend de la valeur des objets qui sont à sa source, … Elle peut être bonne, comme elle peut être mauvaise, néfaste.

 

 

 

Prière de prévenir en cas d’absence                                                       Neuvy sur Loire ,   le    05 Mars  2019

Tél. 03 86 39 23 19 – 06 19 08 36 93                                                         Rufin  R.  Ranarimalala –  L’Itinérant

Email : 0619083693@orange.fr                                                                 Initiateur – Animateur du Club Philo